On a trouvé dans cette fille huit cent grammes d’or en poudre, tout le long de son intestin. Huit cent grammes collés sur les parois et qui ont empêché le processus de digestion naturelle. Les selles se sont durcies et accumulées. Elle a visiblement eu tellement mal qu’elle n’a plus pu bouger. Elle est restée dans un coin de la salle de bain environ deux jours, les mains tellement crispées sur le ventre qu’on y dénote des lésions d’automutilation profonde de quatre millimètres. L’infection s’est propagée jusqu’à la trachée pour une raison encore inconnue. L’œsophage s’est alors gonflé et a provoqué la mort de la victime par ce qu’il convient de nommer une « asphyxie spontanée ». Le processus a été très douloureux et a pu durer entre une et quatre heures. Une couche de salive sèche a été prélevée sur la joue. Considérant que le corps a été retrouvé à la position horizontale, la joue plaquée contre le carrelage, on peut en déduire que la victime a sécrété le liquide salivaire en excédent considérable. On a également retrouvé des traces de grains d’or microscopiques sur les lèvres et sous les ongles de la victime. On constate aussi deux cent trente sept hématomes violents sur le crâne. Toutes les observations mènent à la conclusion suivante : prise d’une douleur atroce, la victime s’est fracassé le crâne plusieurs fois sur l’évier en porcelaine. En plus des huit cent grammes d’or trouvés dans les intestins, on a constaté la présence de trois grammes de plomb au niveau du cœur.
La victime n’a pas été identifiée.
Elle pourrait être n’importe qui.
« On en parle rarement, des morts, à l’usine. Surtout de celles qui nous touchent. Celles des collègues. Suicidés. Ou accidentés. Tués par leur travail. J’ai constaté que quand ça arrive, rarement, heureusement, on n’en parle pas dans les journaux du coin. Voilà quelques mois, un homme a perdu un bras, dans l’usine où je travaille. Je ne le connais pas. Il travaillait sur un tour. Son membre a été éjecté. Pendant que les secouristes s’affairaient, en attendant l’ambulance, ses collègues cherchaient son bras. Dans l’espoir qu’on puisse lui « recoudre ». Ils cherchaient une partie d’homme. Au milieu des machines. Ca a du être terrible, ce moment.
Je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est ce que l’on fait tous, à longueur d’années, chercher la partie de nous-même qui vit peut-être encore. Comme dans un grand labyrinthe, infini. On cherche désespérément, dans le regard des autres, une raison valable, une seule, d’être là et de supporter ça. Peut-être est-ce la raison des photos de nos femmes et de nos enfants, à l’abri dans nos sacs. Quand le doute est trop insupportable, les regarder, et à défaut de savoir pourquoi, savoir pour qui. »
- Vincent De Raeve, L’usine
A lire absolument.
L'appart est "hanté". Un jour, comme ça, ça se réveille, et ce jour c'est aujourd'hui. Y a un couple de vieux, la soixantaine, qui sont la depuis un moment, je sais plus pourquoi. Les murs "charment" les gens, ils se rapprochent et se font démontrer la tête au travers des briques, ca coule comme de la purée. La petite est la, version poltergeist, elle parle avec un espèce d'esprit qui veut l'utiliser.
"Faux" réveil : l'appart est en plein carnage, tout a été retourné, le chauffage arraché, il fait atrocement chaud, on étouffe.
"Vrai" réveil : il fait putain de froid et, comme d'hab, ça résonne.
On est sous un plastique dans une salle d'opération sombre. On attend notre tour, je ne sais pas quoi exactement, mais des plastiques protègent tout le monde, également les 5 cinquantenaires qui discutent de trucs horribles, cancers, accidents, "tu te rappelles de Truc ? On lui a fracassé le crâne contre une chaise pendant qu'on la violait trois fois en tournante".
A coté, un médecin opère une femme très vieille, sous un plastique aussi on lui a scié le crane et on peut voir les 2 hémisphères de son cerveau, l'un d'eux est complètement pourri par le cancer. LE médecin
analyse, la vieille femme se relève lentement et l'embrasse. Dégouté, il lui vomit dessus et les autres prennent un air dépité, genre "le pauvre...".
La vieille retombe
" Depuis la découverte jeudi des quatre membres de la famille Demeester pendus dans la véranda du domicile familial de Coulogne, près de Calais, leurs proches ne cessent de chercher des réponses à leurs questions sur le drame. Comme Olivier Devos, le filleul de René Demeester, le père de famille, qui se refuse « à prendre ça pour un acte désespéré ».
« Je me suis retranscrit la scène une partie de la nuit. J’aimerais savoir quel a été le déclic qui a pu les amener à passer à l’acte.
Ils n’ont pas fait ça dans la douleur. C’était un ultime choix pour être heureux. L’enquête dira peut-être autrement, mais j’espère rester là-dessus. Je suis malheureux, mais je ne leur en veux pas. S’ils ont fait ça pour trouver le bonheur, je les comprends. » Hier, chez lui à Ardres, Olivier Devos oscillait entre interrogations et projections sur le drame de Coulogne.
« Je les ai sentis soucieux »
Olivier Devos, 38 ans, est le filleul de René Demeester, le père de famille retrouvé pendu dans sa maison aux côtés de sa femme Christine, 55 ans comme lui, de son fils Olivier, 30 ans, et de sa fille Angélique, 27 ans. Il était proche de son parrain, dont il était le petit-cousin : « Quand j’étais petit, j’allais souvent chez sa mère. Lui et papa s’entendaient très bien. C’est d’ailleurs pour ça qu’il avait choisi René pour être mon parrain. »
La vie les avait à certains moments éloignés, en raison de problèmes familiaux ou parce qu’Olivier Devos a vécu un temps à Saint-Omer et à Boulogne. À son retour dans le Calaisis, les liens se sont renoués : « Je me suis marié l’année dernière. Ce jour-là, j’ai vu mon parrain comme je ne l’avais jamais vu, heureux pour moi. Il était toujours inquiet ou heureux pour les autres, surtout pour ses enfants ; lui passait après.
» Olivier Devos avait des projets avec René Demeester : « Nous devions revoir des photos ensemble », comme pour reprendre contact avec le passé, renouer les fils de l’histoire familiale.
La dernière fois que les Devos et les Demeester s’étaient vus, c’était il y a un mois : « Ils sont venus faire un repas de famille. Tout paraissait normal, mais je les ai sentis soucieux », se remémore Olivier. Pour autant, les Demeester ne se sont pas confiés. « Dans la famille, nous sommes tous pareils ; ce qui se passe chez soi, en bien ou en mal, ne regarde personne. » Ainsi, il avait entendu dire que le fils de son parrain avait « des projets. Mais je n’en savais pas plus ».
Cette discrétion sur les affaires personnelles rend le drame difficile à comprendre : « S’il y avait un problème financier, il ne concernait qu’une personne. » Olivier Devos envisage toutefois le suicide collectif : « Comme la famille était soudée, il ne serait pas étonnant que les quatre aient décidé de partir ensemble. » Aujourd’hui, en attendant les résultats de l’enquête, le filleul de René Demeester tente de faire son deuil. La première étape sera les obsèques des quatre membres de la famille Demeester. Les autopsies et analyses étant prévues pour les jours prochains, rien n’est encore établi.
LE FILS EN ECHEC PERSONNEL
La vie lisse et calme de la famille Demeester, telle que la décrivent inlassablement ses voisins depuis l’annonce du drame, avait néanmoins été ponctuée de moments difficiles ces derniers temps.
Olivier, le fils de la famille, voyait arriver le cap de ses 30 ans (il les aurait fêtés le 20 octobre) avec un probable sentiment d’angoisse : sans travail, sans autre logement que celui qu’il partageait avec ses parents, ce célibataire à qui on ne connaissait pas de petite amie avait échoué dans son projet professionnel.
Excellent élève, Olivier Demeester avait effectué un parcours scolaire exemplaire, sans faute. Après son bac, il s’était spécialisé dans le domaine de la logistique et du transport et avait passé avec brio un DESS. Ne trouvant pas de piste concrète sur le marché du travail, le jeune homme avait alors tenté de monter sa propre entreprise avec, on peut le supposer, le soutien de ses parents qui « n’avaient pas de difficultés financières et étaient propriétaires de leur maison », souligne l’entourage.
Ennuis financiers
Malheureusement, la société Eurospeed, spécialisée dans le transport petit format, qu’Olivier Demeester avait créée en mars 2006, n’a jamais eu le temps de prospérer. En à peine une année, les ennuis financiers se sont accumulés et surtout, la petite société n’a jamais connu de réelle activité. Ces difficultés se sont traduites au tribunal de commerce par une radiation au début du mois de mai. Olivier Demeester avait investi un peu plus de 7 000 E dans l’affaire, sans compter l’achat d’un camion.
Sur le plan personnel (le siège social d’Eurospeed était au domicile familial), la liquidation de la société résonnait comme un gros échec pour celui qui, à bientôt 30 ans, ne pouvait toujours pas voler de ses propres ailes.
UNE SEMAINE DECISIVE S'ANNONCE
Les autopsies des quatre corps retrouvés à Coulogne jeudi devraient débuter aujourd’hui. Une étape importante, comme le seront les autres examens pratiqués dans les jours à venir.
> Les autopsies
Elles seront pratiquées au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer à partir d’aujourd’hui et pourront notamment permettre de dater le jour du décès. Les premiers éléments fournis après l’examen du médecin légiste font état d’une mort remontant à « environ 48 heures » avant la découverte des corps selon Gérald Lesigne, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. Les voisins, eux, disent avoir vu les Demeester pour la dernière fois mardi soir.
> Les analyses toxicologiques
Pour tenter de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les quatre membres de la famille Demeester ont trouvé la mort, le parquet a décidé de faire réaliser des analyses toxicologiques. Elles devraient permettre de savoir, par exemple si, avant de passer à l’acte (« la thèse du suicide est privilégiée », a insisté le procureur), les victimes ont ingéré des médicaments ou toute autre substance. Les résultats de ces différents examens devraient être connus en milieu de semaine.
> La lettre examinée à la loupe
Des analyses graphologiques vont être pratiquées sur la lettre qui a été retrouvée au domicile des Demeester. Qui a écrit ce document-testament ? Plusieurs jours ou seulement quelques instants avant la mort ? Les spécialistes se pencheront sur ces questions à partir d’éléments écrits retrouvés au domicile des victimes."
Source : LA VOIX DU NORD (30 septembre 2007)
Deux messages identiques en japonais près des membres dépecés
BRUXELLES - Deux messages identiques près des restes humains dépecés découverts vendredi après midi parc Duden à Forest rendent l'affaire encore plus mystérieuse. Selon nos infos, les policiers savent depuis ce week-end que les deux cuisses d'homme et la partie inférieure du tronc ont été déposés à l'endroit au maximum six heures avant qu'ils ne soient découverts vers 17 h 30 par deux promeneurs.
Dimanche encore, des fouilles avec intervention de chiens cadavres ont été organisées dans le haut du parc de Forest. Mais c'est la découverte d'un message, près des restes humains, qui rend l'affaire encore plus particulière.
Voilà ce qu'on pouvait lire sur les deux feuilles de papier : "Watashi wa Kira dess". Du japonais qu'on traduit par : "Je suis Kira" (et "Kira", de l'anglais killer, signifie "tueur"). En fait, "Watashi wa Kira dess" est la phrase culte d'un manga (ces bandes dessinées nippones se lisant à l'envers) publié au Japon en 2004, avec un succès tel qu'en trois ans, l'oeuvre de Takeshi Obata et Tsugumi Oba a conquis le monde, inspiré des jeux vidéo et déjà deux films, les fameux Death Note. Des tueurs aux mangas ?
C'est un sentier assez pentu qui descend du haut du parc Duden au départ du coin de l'avenue Jupiter et de l'avenue Gabriel Fauré, à l'Altitude Cent. Il est 17 h 30, vendredi, quand les deux promeneurs font leur découverte. Le premier, un Ucclois, hésitait. Il a appelé un autre passant et les deux n'ont plus douté de l'origine humaine.
Les télés ont parlé à tort d'état avancé de putréfaction. C'est vrai que les deux cuisses tout comme le bas du tronc étaient bleuis mais chacun a pu constater le peu de mouches; les chairs ne dégageaient pas d'odeur et, surtout, elles étaient intactes au sens qu'elles n'étaient pas attaquées par les rongeurs et chats errants fréquentant ce parc mi-forestier.
Appel à témoins
L'aide du public est demandée. Un téléphone est proposé : le 02/559.80.00 de la zone Midi. Ce que cherche la police est très précis : toute personne ayant vu une ou des personnes avec un comportement bizarre (coffre de voiture, sacs...) "vendredi entre 12 h 30 et 17 h ".
La découpe des cuisses, notamment la tranche des os des fémurs, est franche, nette. Les testicules sont restés fixés au bassin : un homme, donc, de race caucasienne (blanc). Mais pas de vêtements, pas d'objets (montre, bijoux, chaînes, bagues, lunettes...), pas de papiers d'identité, pas de sac d'emballage.
Mais deux messages identiques, écrits en couleurs différentes sur du papier récent, qui n'avait pas vieilli. L'enquête doit établir qu'ils sont en relation avec les trois premières pièces du puzzle humain (manquent la tête, les jambes, les bras et le thorax...) mais l'endroit est si particulier qu'un hasard paraît difficilement vraisemblable."
Source : LA DERNIERE HEURE 1er octobre 2007
Ca fait des heures qu’ils frappent à la porte et je sortirai pas. Des jours que t’es tombé la main tendue vers moi. Que t’essaies de me regarder comme si tu voulais encore me prendre. Des jours que j’osais pas bouger, que je fixais la cuillère plantée dans ton œil en regardant se former ton sang en une flaque froide. Des semaines à pleurer jusqu'à ce que je crève de faim et que je lèche les derniers restes du gâteau que t’amenais pour mon premier anniversaire ici. C’était tout écrasé sous toi et je voulais pas en manger, mais j’avais trop mal au ventre. Je me suis empiffrée en m’en foutant partout et j’en avais rien foutre, d’avoir de la crème sur la bouche avec du sang dedans : ça faisait des jours que je chiais dans un coin pas loin de toi alors ça m’attristait pas.
Et puis je crevais de faim et y avait plus rien, dans cette pièce d’acier que t’avais conçue pour moi.
J’en pouvais plus de te voir couler comme ça et j’avais mal au ventre, autant que cette fois où tu m’as déchirée avec ce truc en métal. Je voulais plus que ça y ressemble alors quand j’ai arrêté de pleurer, je t’ai regardé des heures pour choisir par où j’allais commencer. Tu me fixais toujours de ce regard glacé comme quand tu me disais ces choses et ça me faisait peur.
J’ai commencé par là.
J’ai mis un peu de temps à décoincer la cuillère, comme toi avec ce truc en métal. Puis je t’ai creusé le visage en forme de cœur et ça m’a fait sourire. Y a des vers qui tombaient mais ça te rendait moins triste. J’ai éclaté de rire. Finalement j’étais pas si mal à côté de toi comme ça. Mais j’avais un peu froid et comme tu te ressemblais plus, je me suis glissé sous tes bras. Ca a craqué un peu, comme quand tu m’avais fait mal, la tête à l’envers sur cette grosse croix en bois.
Des heures qu’ils frappent à la porte parce qu’ils savent pas l’ouvrir et je me sens plus si mal même s’il y a l’odeur. Alors je sortirai pas. Je vais juste m’endormir et écouter les vers qui me chuchotent tes insultes, pour moins me sentir seule. Comme si c’était toi quand je les sens entrer en moi.
Mais je sortirai pas.
Projection d’un film sur une place publique. Un film montre quelqu’un qui atteint le bonheur parfait. Si parfait que ça en est troublant, horrible, dérangeant. Un bonheur qui coûte un prix. Et les gens qui le voient le comprennent, et semblent se résigner au sort que ce bonheur inflige avec une passivité décourageante. On vient les chercher, comme si c’était la fin d’un casting. Pourtant, il n’y a que des spectateurs, des familles.
On prend une photo de vous, de votre famille. Vous êtes heureux, tout le monde sourit. Mais bientôt, pour perpétuez ce bonheur, vous serez remplacé. Votre double arrive et prend votre place, vous devenez une copie conforme de vous-même, mais version flétrie, grotesque. La peau légèrement ridée, un double menton, que vous soyez vieux, ou jeune. Comme un reflet raté, incapable de sourire ou de représenter la moindre once de bonheur. C’est une petite fille qui le découvre. Elle passe dans une chambre, celle de la photo, en robe de nuit où ses parents la rejoignent. Les parents sont terrifiés, ils n’agissent pas, ils s’y trainent, s’y couchent en robe de chambre. La petite fille essaie de les rassurer lorsqu’on ferme la porte sur eux. Sur cette image figée de leur existence. Quelque part ailleurs, ils sont heureux. Ils n’en profitent pas. Vous les rassurez, caressant le bras de sa mère qui enlace celui de son père. Et pourtant, la peur résonne en vous.
Parce que cette petite fille, c’est vous.
Le système
A titre d'information, le système employé est l'unisystem de Eden Studios, issu du bouquin de base d'All Flesh Must Be Eaten. Cependant, l'accent est ici mis sur l'ambiance et l'immersion, j'utilise donc bien un système de règle, mais vous ne devriez pas vous en rendre compte. Lorsque vous voulez faire une action, je m'occuperai des jets de dés. Vous ne disposez d'ailleurs pas de fiches chiffrées. Vous savez dans quoi vous êtes bon, dans quoi vous êtes faibles, et disposez d'une liste de compétences particulières qui définissent vos spécialités. Vous disposerez aussi d'une jauge de santé, mais non chiffrée.
L'évolution
A chaque fin de scénario, vous aurez l'occasion d'évoluer. Je vais privilégier l'intuition plutôt qu'un vrai système d'expérience. Vous me dites ce que vous voulez apprendre, votre motivation, et vous pourrez disposez de nouvelles compétences ou d'une maitrise supérieure dans des compétences existantes. Il y deux warps de prévu durant la chronique, qui se déroule plus ou moins sur 10 ans. Durant ces warps, vous aurez l'occasion de voir votre personnage changer radicalement de voie, en évoluant avec le monde. Vous serez maîtres de ces voies, et je vous expliquerai comment se passe l'évolution du chemin que vous aurez choisi, pour que votre implication dans l'univers soit totale.
Vous êtes un civil. Vous venez de n'importe quelle des trois classes sociales disponibles : la Classe Ouvrière, la Haute Caste et les Planétologues. Votre origine sociale a forcément un impact sur vos compétences. Si en terme humain, ils sont tout à fait déséquilibré, en terme de jeu, chacune présente un intérêt.Cependant, une fois engagé, tous seront plus oui moins logés à la même enseigne. Mais votre rapport avec le monde, et les autres, sera radicalement différent.
La Classe Ouvrière
Elle représente 80% de la population. La Classe Ouvrière en 2512 est différente de celle qu'on pourrait imaginer aujourd'hui. Son existence est vitale pour le bien de la Société, mais pour gagner du temps, elle n'est plus scolarisée. Ils disposent d'un couvre-feu, de divertissements imposés et travaillent plus de 40 heures par semaine. Toutes les instructions écrites sont représentées sous formes d'idéogrammes simples, qu'on retrouve partout. L'idée est simple, les empêcher de philosopher, car comme ce sont des techniciens, ils ne doivent pas être abrutis. Dans la Classe Ouvrière, tout fonctionne par le mentorat, et les métiers peuvent être très spécialisés, mais tous sont appris par la pratique. Avant même d'avoir atteint 10 ans, on commence comme novice dans une discipline. On ne choisit donc pas son métier : il est imposé. Généralement, elles relèvent d'un niveau qui ne dépasse pas le technique, et vu le système, on voit souvent des familles pratiquer le même métier durant plusieurs générations.
Les avantages
Les principaux avantages de la Classe Ouvrière, c'est la spécialisation. Si certains resteront soudeur toute leur vie, Exodus a également besoin de mécaniciens, de chefs d'équipes, de recouvreurs, d'électro-mécaniciens, d'astronautes (pour travailler sur la coque) et d'ingénieurs métallurgistes. Etre de la Classe Ouvrière, c'est savoir faire peu de choses, mais savoir les faire très bien, très souvent et en équipe, pour se compléter.
Les inconvénients
La Classe Ouvrière n'est pas instruite. Les mentors prodiguent les connaissances nécessaires, par la pratique, comme une forme de tradition orale. Mais le plus gros défaut n'est pas dans le manque d'instruction : c'est surtout qu'ils ne sont pas informés. La classe ouvrière ne sait que ce qu'elle voit. Elle ne sait de Terra-2 que ce que les flash informatifs conçus par la Haute Caste leur indique. Elle ne sait rien des autres colonisateurs, des planètes de Galion-4 et des décisions des Hauts Planétologues. Elle ne sait rien de plus, que ce qu'elle doit savoir.
Exemples de professions
Electro-mécaniciens, électriciens, soudeurs, plombier-zingueurs, chauffeurs, majordomes, mécaniciens, métallurgistes, chauffagistes, nettoyeurs, égoutiers, bâtisseurs, grutiers, coiffeurs, esthéticiennes, jardiniers, assistants, ouvriers, courriers, etc.
La Haute Caste
Venir de la Haute Caste, c'est une chance d'être né du bon côté. La Haute Caste vit sur le dos de la Classe Ouvrière. C'est d'ailleurs elle qui la commande. La Haute Caste, si elle dispose de règles, a tout pouvoir sur la Classe Ouvrière. Les membres de la Haute Caste ne travaillent que 20h par semaine. Et la notion de "Travail" est très large. Ca peut être de l'étude d'une discipline (la chimie, la physique, la peinture, le tout s'élargit des arts aux sciences exactes). Les matières premières et les services nécessaires à une vie plaisante sont directement issues de la Classe Ouvrière (qui doit la servir). Appartenir à la Haute Caste, c'est avoir un droit d'être instruit, de réfléchir librement, de s'exprimer librement (interdit à la Classe Ouvrière), et surtout, de choisir son avenir.
Les avantages
Appartenir à la Haute Caste, c'est posséder l'information. Mieux que celà, c'est la contrôler, et avoir un contrôle sur l'avenir tout entier. Si les Hauts Planétologues sont les lignes de la nouvelle pensée qui guide l'humanité, toutes les décisions sont débattues par la Haute Caste, qui peut donner son droit de véto. Elle représente l'âme de l'humanité, et son droit de parole n'est pas bafoué. La Haute Caste sait ce qu'il se passe sur les autres planètes, et peut le critiquer, elle est en droit de savoir pourquoi l'armée est envoyée quelque part, et connait les jeux politiques dont la Classe Ouvrière ne soupçonne même pas l'existence. C'est également avoir accès aux divertissements, et même les organiser. La Haute Caste, c'est celle des exécuteurs.
Les Inconvénients
Autant la Classe Ouvrière a tendance à être soudée (le peuple est dans la merde, la criminalité est faible, alors tout le monde se serre les coudes), autant la Haute Caste possède ses luttes intestinales. En faire partie, c'est faire partie d'une faction. C'est donc avoir des ennemis. C'est aussi être soumis a des responsabilités.
Exemples de professions
hysiciens, cantatrices, prostituées* , journalistes, mathématiciens, philosophes, acteurs, médecins, vétérinaires, botanistes, écrivains, musiciens, pilotes (de vaisseaux), photographes, concepteurs (divers), informaticiens, réalisateurs, directeurs d'une chaîne*, gérants dans une chaîne*
* : voir la description la Haute Caste dans "La Société d'Exodus"
Les Planétologues
Les planétologues sont à part de la société et leur philosophie est particulière. Ils sont au sommet de la Hiérarchie, mais ne disposent pas de tout le pouvoir. La vie d'un planétologue est consacrée à la compréhension de l'univers et à la nature humaine. Plus qu'une science ou qu'une philosophie, la Planétologie est devenue une forme de religion, dont le Dieu serait l'homme, et son prophète, la science. Les planétologues sont sélectionnés dès leur plus tendre enfance, suite à une batterie de tests auxquels tous les enfants sont soumis en bas age. On choisit alors les plus intelligents, et les plus aptes à l'adaptation, et on les forme dans des écoles secrètes, sur des vaisseaux séparés du colonisateur-mère. Etre un planétologue, c'est appartenir à un état d'esprit, c'est dépendre de la philosophie d'un Haut Planétologue, c'est être une clé de voûte de l'évolution humaine, disposer de pouvoirs immenses, mais aussi d'une éthique très poussée.
Les avantages
ogues sont au sommet de la société. Leur enseignement leur vient directement des Hauts Planétologues, ces 9 chefs qui dirigent l'humanité. Etre un planétologue, c'est donc disposer d'un pouvoir sur tous les autres. C'est guider, commander, avoir un esprit critique. C'est poser les rails sur lesquels roulent le train de l'humanité, et disposer de toutes les ressources possibles. C'est être intellectuellement, socialement et culturellement supérieur.
Les inconvénients
de planétologue est une vie de sacrifice. Ils étudient à la fois la nature humaine et son environnement. Ils répandent la parole de leur Haut Planétologue, ce qui fait d'eux les garde-fous de cette nouvelle ère, car l'erreur commise sur la Terre ne doit plus être reproduite. Les planétologues ont donc accès à tout ce que la société peut le permettre, mais uniquement pour servir cette société. C'est être le lien entre l'espace et l'homme. La vie, et la fin des choses.
Exemples de Professions
La Planétologie est un engagement à part entière. Il n'y a pas vraiment de spécialisations, être un planétologue, c'est être un prêtre moderne, aux idées humanistes, le levier entre l'ancienne ère, et la nouvelle (il y a plusieurs courants, mais un seul est accessible aux joueurs, et il n'y en aura qu'un seul à pouvoir être joué).
Vous voulez de l'abus ? Vous voulez de l'excès ? Vous voulez du fiel mielleux glisser le long des coeurs comme du coulis de fraise sur une peau d'ivoire ? Vous voul.... Bon ok. Vous l'avez voulu.
Je suis fragmenté, resplendissant. Je suis le prisme qui renvoie les couleurs étranges et fascinantes de votre vie fade comme un yaourt sans matières grasses bon marché. Et je ne parle pas des leader price. On m'aime comme furent aimés les empereurs romains, parce que je suis du même sang et de la même folie.
Je n'ai pas eu a façonner mon rôle, il s'est fait naturellement, érodé chaque jour par le fantasme des autres.
Du genre à brûler Rome pour un mauvais poème. Du genre à tomber amoureux de sa soeur.
Du genre à s'ouvrir le coeur au couteau de boucher en criant "Nancy I fuckin'luv ya !" après l'avoir poignardée dans la baignoire.
Bon ok, lui c'était pas un romain. Et si ça vous plait pas, c'est #Dehors !
Nous ne sommes plus dans les années 60. Nous ne sommes pas nés dans une société en plein essor, avec son penchant révolutionnaire. Non. Nous sommes issus d’une dépression sociale. Nous ne rêvons pas de l’utopie des Golden Years, ne voulons pas cracher une vérité terne sur une image scintillante. Nous ne pensons pas avoir les yeux plus ouverts que la masse. Nous ne sommes pas le Pop Art. Nous ne sommes pas l’Underground. Nous sommes ce qu’il en résulte. Le fruit de la masse que les mass médias ont pris dans l’engrenage. Les enfants d’une contre-culture qui a perdu sa guerre. Nous ne réagissons pas à un nouveau mode de pensée.
Nous étouffons dedans.
Et on aimerait bien cracher un peu de sang sur une toile, pour voir si ça fait des étoiles.
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