La catastrophe Terrestre
Le réchauffement de la planète l’a rendue invivable. Incapables de faire face et de revenir en arrière, les nations les plus puissantes se sont retranchées dans des villes souterraines. Mais ce n’était qu’une solution de rechange. Alors que les scientifiques s’acharnaient sur des solutions nouvelles, les états survivants lancèrent des enquêtes, condamnèrent les industriels incriminés. Les rapports remontaient jusqu’à deux cents auparavant.
Dans le déclin de cette société, le gouffre entre les classes sociales s’agrandit de plus en plus, pour n’en laisser que trois. L’élite, comprenant les politiciens, les scientifiques, les artistes et intellectuels les plus connus ou les mieux placés (et pas forcément les meilleurs) et la classe ouvrière, car il faut bâtir, vite, et si on ne maitrise pas des sciences avancées, on est envoyé à la main d’oeuvre. Tout cela sous la coupe des militaires, dont les privilèges et les droits sont à part. Ils sont devenus nos gardiens. Il faut calculer. Construire. Protéger.
Protéger des séismes, de la maladie, des nouvelles espèces. Protéger l’humanité de ce qui l’a menée à sa perte : l’évolution. Construire des abris, des installations électriques, des vaisseaux. Calculer des trajectoires. Car en restant sur terre, l’humanité va mourir, faute d’abris, faute de technologie. La solution la plus viable a été votée par les scientifiques : il faut partir. Et donc investir tout le budget dans l’aérospatiale. En deux cents ans de procès, de recherche, de travail continu, de cataclysmes, de criminalité et de désespoir naissant, il ne reste plus qu’1% de la population. 6 millions de descendants d’Europe centrale, de Russie, du Japon et de la Chine, et des Etats-Unis.
L'Exode
Les révélations des rapports sur la destruction de la terre choquent toute la population. Les scientifiques, outrés, créent un conglomérat dont l’influence renverse désormais tous les gouvernements. Cent ans plus tard, à la fin du XXIIIème siècle, ils découvrent un moyen de changer de système solaire. Une nouvelle forme de religion se développe alors avec une rapidité fulgurante. Maintenant que les planétologues se sont réunis, soudés et en quelque sorte, pris le pouvoir, leur discours scientifique sur l’avenir de l’homme résonne tel un évangile aux oreilles cette classe ouvrière non scolarisée. Et si rien de tout cela n’était prévu, cela s’est tout de même produit : ils ritualisent leurs mots, acclament leurs actes, les sanctifie. Pris dans un engrenage folie que les masses fanatisées peuvent déclencher, les scientifiques moins extrémistes sont abattus, légalement, accusés de trahison. L’humanité a perdu la Terre : elle n’a plus le droit à l’erreur.
On crée alors la Flotte « Exodus », et une nouvelle sélection est faite parmi les survivants de ces deux derniers siècles. « Exodus » est constituée un millier de vaisseaux de différentes catégories. Pour la plupart des sentinelles, des cargos et des colonisateurs. Mais, l’expérience n’ayant jamais été tentée, le transfert se passe mal et la moitié des vaisseaux disparaissent en traversant la première dimension espace/temps.
Aucune trace ne sera jamais retrouvée de ces vaisseaux, pas même le moindre signal d’émission. Pendant le trajet, la société continue d’évoluer sur la Flotte. Les castes dirigeantes se créent, avec tout en haut, les Hauts Planétologues, au nombre de 9, qui ont droit de vie et de mort, de voter les lois et de décider du moindre détail de l’avenir de l’humanité. Ils vivent comme des papes, chacun dans un colonisateur différent, et décide de leur entourage, une ribambelle de familles de ce qu’on a nommé la Haute Caste : les intellectuels, les scientifiques, les artistes. Ils n’ont aucun soucis vis-à-vis de leur train de vie, et dominent la Classe Ouvrière. Les militaires disposent d’un statut particulier. Ils ne répondent qu’aux Planétologues (qui sont eux-mêmes dirigés parles Hauts Planétologues). Elle est primordiale pour la survie de l’espèce.
La situation en 2512
En effet, lorsque les scientifiques découvrent une planète viable, ils doivent l’explorer et calculer si elle peut accueillir l’humanité (plusieurs erreurs les ont rendus prudents). Les militaires sont spécialement entrainés pour survivre en milieu hostile et inconnu. Après une centaine d’année d’exploration, le miracle se produit. On découvre un nouveau système capable d’accueillir la Flotte. Il est constitué d’une trentaine de planètes, dont la plupart disposent de satellites.
Malheureusement, ces planètes sont minuscules. Elles ont la capacité d’accueil d’une grande ville européenne et la terraformation dure une cinquantaine d’années. Voilà 63 ans qu’Exodus est arrivée dans le système Galion-4, et une dizaine d’années que la terraformation de Terra-2 est terminée. La première arcologie est construite, et on s’arrache les faveurs des Planétologues pour s’y installer. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les Hauts Planétologues restent dans leur immense colonisateur personnel, avec leur propre cour. En effet, s’ils dirigent désormais une technocratie dictatoriale proche d’une religion, ils ont consacrés leur vie à l’humanité, et maintenant que Galion-4 est découverte, ils se doivent d’étudier la moindre parcelle du système.
Pour éviter les erreurs du passé, ceux-ci décident que les ressources nécessaires à la nouvelle civilisation seront puisées sur les planètes d’un autre système. L’exploration d’Exodus n’est donc pas terminée. En attendant de découvrir ce système, 5 planètes ont été désignées comme « industrielles ». Nous sommes en 2512. Et l’armée d’Exodus recrute parmi les trois castes afin de lancer le programme de colonisation et d’industrialisation de ces planètes. Malheureusement, peu de personnes sont enchantées par la possibilité de se retrouver exploité dans un enfer total afin de n’en faire profiter qu’une descendance lointaine. Exodus a besoin de volontaires. Et pour ce faire, elle offre un argument convaincant : 2 ans de vie sur Terra-2 contre 1 an de service militaire.
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Vous voulez de l'abus ? Vous voulez de l'excès ? Vous voulez du fiel mielleux glisser le long des coeurs comme du coulis de fraise sur une peau d'ivoire ? Vous voul.... Bon ok. Vous l'avez voulu.
Je suis fragmenté, resplendissant. Je suis le prisme qui renvoie les couleurs étranges et fascinantes de votre vie fade comme un yaourt sans matières grasses bon marché. Et je ne parle pas des leader price. On m'aime comme furent aimés les empereurs romains, parce que je suis du même sang et de la même folie.
Je n'ai pas eu a façonner mon rôle, il s'est fait naturellement, érodé chaque jour par le fantasme des autres.
Du genre à brûler Rome pour un mauvais poème. Du genre à tomber amoureux de sa soeur.
Du genre à s'ouvrir le coeur au couteau de boucher en criant "Nancy I fuckin'luv ya !" après l'avoir poignardée dans la baignoire.
Bon ok, lui c'était pas un romain. Et si ça vous plait pas, c'est #Dehors !
Nous ne sommes plus dans les années 60. Nous ne sommes pas nés dans une société en plein essor, avec son penchant révolutionnaire. Non. Nous sommes issus d’une dépression sociale. Nous ne rêvons pas de l’utopie des Golden Years, ne voulons pas cracher une vérité terne sur une image scintillante. Nous ne pensons pas avoir les yeux plus ouverts que la masse. Nous ne sommes pas le Pop Art. Nous ne sommes pas l’Underground. Nous sommes ce qu’il en résulte. Le fruit de la masse que les mass médias ont pris dans l’engrenage. Les enfants d’une contre-culture qui a perdu sa guerre. Nous ne réagissons pas à un nouveau mode de pensée.
Nous étouffons dedans.
Et on aimerait bien cracher un peu de sang sur une toile, pour voir si ça fait des étoiles.
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