" Depuis la découverte jeudi des quatre membres de la famille Demeester pendus dans la véranda du domicile familial de Coulogne, près de Calais, leurs proches ne cessent de chercher des réponses à leurs questions sur le drame. Comme Olivier Devos, le filleul de René Demeester, le père de famille, qui se refuse « à prendre ça pour un acte désespéré ».
« Je me suis retranscrit la scène une partie de la nuit. J’aimerais savoir quel a été le déclic qui a pu les amener à passer à l’acte.
Ils n’ont pas fait ça dans la douleur. C’était un ultime choix pour être heureux. L’enquête dira peut-être autrement, mais j’espère rester là-dessus. Je suis malheureux, mais je ne leur en veux pas. S’ils ont fait ça pour trouver le bonheur, je les comprends. » Hier, chez lui à Ardres, Olivier Devos oscillait entre interrogations et projections sur le drame de Coulogne.
« Je les ai sentis soucieux »
Olivier Devos, 38 ans, est le filleul de René Demeester, le père de famille retrouvé pendu dans sa maison aux côtés de sa femme Christine, 55 ans comme lui, de son fils Olivier, 30 ans, et de sa fille Angélique, 27 ans. Il était proche de son parrain, dont il était le petit-cousin : « Quand j’étais petit, j’allais souvent chez sa mère. Lui et papa s’entendaient très bien. C’est d’ailleurs pour ça qu’il avait choisi René pour être mon parrain. »
La vie les avait à certains moments éloignés, en raison de problèmes familiaux ou parce qu’Olivier Devos a vécu un temps à Saint-Omer et à Boulogne. À son retour dans le Calaisis, les liens se sont renoués : « Je me suis marié l’année dernière. Ce jour-là, j’ai vu mon parrain comme je ne l’avais jamais vu, heureux pour moi. Il était toujours inquiet ou heureux pour les autres, surtout pour ses enfants ; lui passait après.
» Olivier Devos avait des projets avec René Demeester : « Nous devions revoir des photos ensemble », comme pour reprendre contact avec le passé, renouer les fils de l’histoire familiale.
La dernière fois que les Devos et les Demeester s’étaient vus, c’était il y a un mois : « Ils sont venus faire un repas de famille. Tout paraissait normal, mais je les ai sentis soucieux », se remémore Olivier. Pour autant, les Demeester ne se sont pas confiés. « Dans la famille, nous sommes tous pareils ; ce qui se passe chez soi, en bien ou en mal, ne regarde personne. » Ainsi, il avait entendu dire que le fils de son parrain avait « des projets. Mais je n’en savais pas plus ».
Cette discrétion sur les affaires personnelles rend le drame difficile à comprendre : « S’il y avait un problème financier, il ne concernait qu’une personne. » Olivier Devos envisage toutefois le suicide collectif : « Comme la famille était soudée, il ne serait pas étonnant que les quatre aient décidé de partir ensemble. » Aujourd’hui, en attendant les résultats de l’enquête, le filleul de René Demeester tente de faire son deuil. La première étape sera les obsèques des quatre membres de la famille Demeester. Les autopsies et analyses étant prévues pour les jours prochains, rien n’est encore établi.
LE FILS EN ECHEC PERSONNEL
La vie lisse et calme de la famille Demeester, telle que la décrivent inlassablement ses voisins depuis l’annonce du drame, avait néanmoins été ponctuée de moments difficiles ces derniers temps.
Olivier, le fils de la famille, voyait arriver le cap de ses 30 ans (il les aurait fêtés le 20 octobre) avec un probable sentiment d’angoisse : sans travail, sans autre logement que celui qu’il partageait avec ses parents, ce célibataire à qui on ne connaissait pas de petite amie avait échoué dans son projet professionnel.
Excellent élève, Olivier Demeester avait effectué un parcours scolaire exemplaire, sans faute. Après son bac, il s’était spécialisé dans le domaine de la logistique et du transport et avait passé avec brio un DESS. Ne trouvant pas de piste concrète sur le marché du travail, le jeune homme avait alors tenté de monter sa propre entreprise avec, on peut le supposer, le soutien de ses parents qui « n’avaient pas de difficultés financières et étaient propriétaires de leur maison », souligne l’entourage.
Ennuis financiers
Malheureusement, la société Eurospeed, spécialisée dans le transport petit format, qu’Olivier Demeester avait créée en mars 2006, n’a jamais eu le temps de prospérer. En à peine une année, les ennuis financiers se sont accumulés et surtout, la petite société n’a jamais connu de réelle activité. Ces difficultés se sont traduites au tribunal de commerce par une radiation au début du mois de mai. Olivier Demeester avait investi un peu plus de 7 000 E dans l’affaire, sans compter l’achat d’un camion.
Sur le plan personnel (le siège social d’Eurospeed était au domicile familial), la liquidation de la société résonnait comme un gros échec pour celui qui, à bientôt 30 ans, ne pouvait toujours pas voler de ses propres ailes.
UNE SEMAINE DECISIVE S'ANNONCE
Les autopsies des quatre corps retrouvés à Coulogne jeudi devraient débuter aujourd’hui. Une étape importante, comme le seront les autres examens pratiqués dans les jours à venir.
> Les autopsies
Elles seront pratiquées au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer à partir d’aujourd’hui et pourront notamment permettre de dater le jour du décès. Les premiers éléments fournis après l’examen du médecin légiste font état d’une mort remontant à « environ 48 heures » avant la découverte des corps selon Gérald Lesigne, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. Les voisins, eux, disent avoir vu les Demeester pour la dernière fois mardi soir.
> Les analyses toxicologiques
Pour tenter de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les quatre membres de la famille Demeester ont trouvé la mort, le parquet a décidé de faire réaliser des analyses toxicologiques. Elles devraient permettre de savoir, par exemple si, avant de passer à l’acte (« la thèse du suicide est privilégiée », a insisté le procureur), les victimes ont ingéré des médicaments ou toute autre substance. Les résultats de ces différents examens devraient être connus en milieu de semaine.
> La lettre examinée à la loupe
Des analyses graphologiques vont être pratiquées sur la lettre qui a été retrouvée au domicile des Demeester. Qui a écrit ce document-testament ? Plusieurs jours ou seulement quelques instants avant la mort ? Les spécialistes se pencheront sur ces questions à partir d’éléments écrits retrouvés au domicile des victimes."
Source : LA VOIX DU NORD (30 septembre 2007)
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Vous voulez de l'abus ? Vous voulez de l'excès ? Vous voulez du fiel mielleux glisser le long des coeurs comme du coulis de fraise sur une peau d'ivoire ? Vous voul.... Bon ok. Vous l'avez voulu.
Je suis fragmenté, resplendissant. Je suis le prisme qui renvoie les couleurs étranges et fascinantes de votre vie fade comme un yaourt sans matières grasses bon marché. Et je ne parle pas des leader price. On m'aime comme furent aimés les empereurs romains, parce que je suis du même sang et de la même folie.
Je n'ai pas eu a façonner mon rôle, il s'est fait naturellement, érodé chaque jour par le fantasme des autres.
Du genre à brûler Rome pour un mauvais poème. Du genre à tomber amoureux de sa soeur.
Du genre à s'ouvrir le coeur au couteau de boucher en criant "Nancy I fuckin'luv ya !" après l'avoir poignardée dans la baignoire.
Bon ok, lui c'était pas un romain. Et si ça vous plait pas, c'est #Dehors !
Nous ne sommes plus dans les années 60. Nous ne sommes pas nés dans une société en plein essor, avec son penchant révolutionnaire. Non. Nous sommes issus d’une dépression sociale. Nous ne rêvons pas de l’utopie des Golden Years, ne voulons pas cracher une vérité terne sur une image scintillante. Nous ne pensons pas avoir les yeux plus ouverts que la masse. Nous ne sommes pas le Pop Art. Nous ne sommes pas l’Underground. Nous sommes ce qu’il en résulte. Le fruit de la masse que les mass médias ont pris dans l’engrenage. Les enfants d’une contre-culture qui a perdu sa guerre. Nous ne réagissons pas à un nouveau mode de pensée.
Nous étouffons dedans.
Et on aimerait bien cracher un peu de sang sur une toile, pour voir si ça fait des étoiles.
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