On a trouvé dans cette fille huit cent grammes d’or en poudre, tout le long de son intestin. Huit cent grammes collés sur les parois et qui ont empêché le processus de digestion naturelle. Les selles se sont durcies et accumulées. Elle a visiblement eu tellement mal qu’elle n’a plus pu bouger. Elle est restée dans un coin de la salle de bain environ deux jours, les mains tellement crispées sur le ventre qu’on y dénote des lésions d’automutilation profonde de quatre millimètres. L’infection s’est propagée jusqu’à la trachée pour une raison encore inconnue. L’œsophage s’est alors gonflé et a provoqué la mort de la victime par ce qu’il convient de nommer une « asphyxie spontanée ». Le processus a été très douloureux et a pu durer entre une et quatre heures. Une couche de salive sèche a été prélevée sur la joue. Considérant que le corps a été retrouvé à la position horizontale, la joue plaquée contre le carrelage, on peut en déduire que la victime a sécrété le liquide salivaire en excédent considérable. On a également retrouvé des traces de grains d’or microscopiques sur les lèvres et sous les ongles de la victime. On constate aussi deux cent trente sept hématomes violents sur le crâne. Toutes les observations mènent à la conclusion suivante : prise d’une douleur atroce, la victime s’est fracassé le crâne plusieurs fois sur l’évier en porcelaine. En plus des huit cent grammes d’or trouvés dans les intestins, on a constaté la présence de trois grammes de plomb au niveau du cœur.
La victime n’a pas été identifiée.
Elle pourrait être n’importe qui.
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Vous voulez de l'abus ? Vous voulez de l'excès ? Vous voulez du fiel mielleux glisser le long des coeurs comme du coulis de fraise sur une peau d'ivoire ? Vous voul.... Bon ok. Vous l'avez voulu.
Je suis fragmenté, resplendissant. Je suis le prisme qui renvoie les couleurs étranges et fascinantes de votre vie fade comme un yaourt sans matières grasses bon marché. Et je ne parle pas des leader price. On m'aime comme furent aimés les empereurs romains, parce que je suis du même sang et de la même folie.
Je n'ai pas eu a façonner mon rôle, il s'est fait naturellement, érodé chaque jour par le fantasme des autres.
Du genre à brûler Rome pour un mauvais poème. Du genre à tomber amoureux de sa soeur.
Du genre à s'ouvrir le coeur au couteau de boucher en criant "Nancy I fuckin'luv ya !" après l'avoir poignardée dans la baignoire.
Bon ok, lui c'était pas un romain. Et si ça vous plait pas, c'est #Dehors !
Nous ne sommes plus dans les années 60. Nous ne sommes pas nés dans une société en plein essor, avec son penchant révolutionnaire. Non. Nous sommes issus d’une dépression sociale. Nous ne rêvons pas de l’utopie des Golden Years, ne voulons pas cracher une vérité terne sur une image scintillante. Nous ne pensons pas avoir les yeux plus ouverts que la masse. Nous ne sommes pas le Pop Art. Nous ne sommes pas l’Underground. Nous sommes ce qu’il en résulte. Le fruit de la masse que les mass médias ont pris dans l’engrenage. Les enfants d’une contre-culture qui a perdu sa guerre. Nous ne réagissons pas à un nouveau mode de pensée.
Nous étouffons dedans.
Et on aimerait bien cracher un peu de sang sur une toile, pour voir si ça fait des étoiles.
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