La bombe explosa en 1957 et les russes envahirent ce qui restait des USA.
Le dernier bastion de liberté fut renommé Lost Vegas et Elvis fut courroné Roi.
Après quarante ans de rock 'n roll, le Roi est mort.
Chaque guitariste opportuniste sachant manier l'épée - la Mort y compris - entend cet appel résonner à travers le désert :
Vous êtes sur K-lost - la radio de l'apocalypse. La question du jour est : qui sera le nouveau roi ?
J'envoie un message à travers le désert pour ceux en route vers Vegas à la recherche d'un héros : si vous en croisez un, envoyez-le-moi !
Car Vegas a besoin d'un nouveau roi.
Voila posé les prémices d'un film d'épée et de rock 'n roll post apocalyptique totalement loufoques empli de personnages haut en couleurs et aux répliques cultes.
Apocalyptique aussi dans les conditions de sa réalisation, puisqu'il s'agit d'un film d'étudiant fauchés qui récupérerent dieu seul sait comment matériel et acteur ainsi qu'une bande son composée par les Red Elvises mais ceci, c'est la tambouille du film et on s'en fout un peu, globalement. - j'aime bien employer "globalement" -
La trame est donc simple voire simpliste.
Un héros au regard dur, au costume classieux mais fatigué - et il s'agit là d'un euphémisme - se dirige d'un pas vaillant droit vers Lost Vegas, sa gratte sous le coude - 6 cordes*, caisse creuse, 1957 - et sous la gratte un sabre aussi fatigué que le costume voire plus. Et parce que tout Laurel doit se farcir son Hardy (ou l'inverse) un improbable petit gamin couleur de poussière lui colle au basque, malgré toute ses tentatives pour s'en défaire. Et pas moyen de le semer en 200 bornes, ce qui prouve qu'en matière de paumage de môme, on n'a pas fait de progres depuis l'édifiante histoire des frères poucets.
Tantot à pied, tantot motorisés, nos deux protagonistes croisent une foule de personnages aussi amicaux qu'un hérisson migraineux, haut en couleurs, à la conversation surréaliste mais brillante et débordant de joie de vivre...
...mais ils rencontrent également des vénus vénéneuses et vénales dont les manoeuvres lascives laissent croire qu'elles auront su voir sous la crasse et les hublot de notre héros l'appolon qui ne demande qu'à etre découvert, décrassé, récuré... faut le dire sans rire quand même.
Aaah il est des choses à laquel peu d'hommes savent résister, surtout lorsqu'elles mettent en oeuvre un chewing gum longuement travaillé !
Mais tout ceci ne serait rien d'autre qu'un récit aussi frétillant que la relation d'une randonnée scout particulièrement mal organisée s'il n'y avait pas un méchant. Un vrai. Un de noir vétu, désagréable, mystérieux, déloyal et mégalomane...
...flanqué de quelques hommes de mains guerre moins séduisant que lui... Car un vrai méchant se doit d'avoir l'air séduisant... Vous allez me dire que ce n'est guere évident, mais selon les criteres ambiant, ils ont une putain d'allure. Je ne reviendrai pas là dessus...
Que veut ce type ? une guitare 6 corde, caisse creuse, 1957, et le trone du King à Lost Vegas... Qui est-il ? Vu son look, vous vous attendiez à qui d'autre que la mort qui marche vers Vegas ?
Et tout de suite, les choses prennent tout leur gout.
Bon, c'est jamais que la seconde fois que je tape ce texte pour cause de manoeuvre foireuse mais j'en suis néamoins fort contente : il est aussi décousu et insensé que le film dont il se fait la critique, si on peut appeler cela ainsi. Sachez-le, si vous vous attendez à une esthétique soignée, à des combats matrixiens, à des seconds rôles d'ampleur et à des dialogues étudés, passez votre chemin. Si par contre vous appréciez d'avantage l'ambiance que le récit du film et que les chouettes chaussures vous rendent tout chose, il se pourrait fort que vous appréciez ce film comme il se doit.
En bonus, comment un homme seul fout une branlée à l'armée rouge
"envole-toi, petit papillon, envole-toi"

* et oui, six string - six cordes, cela fait référence à la guitare... Tant pis pour vous si vous espérier un triller érotique voir mieux.
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Parce que les elfes aussi ont la tête dans le cul après une douloureuse gueule de bois. Parce qu'il y a des choses de bon gout qu'on ne dis pas sur IRC, même lorsque les petits enfants sont couchés, même lorsqu'il ne reste que les personnes de mauvaise compagnie, même lorsque... Parce que j'allais pas me priver d'étaller ma futilité à tour de bras
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